Interview de Michael Chang, vainqueur de Roland Garros 1989

Michael Chang, pro du tennis

Vainqueur de Rolang Garros 1989

Pro du tennis depuis 1988 * Vainqueur Open de France 1989 * Finales des Opens US et Australie en 1996 * N° 2 dans le monde derrière Pete Sampras et finale du Davis Cup pour les USA en 1997

A 12 ans, il remporte le championnat junior des Etats Unis sur terrain dur et à 15 ans à peine, deux autres titres nationaux dans la catégorie des moins de 18 ans. Mais sa plus grande victoire est celle qu’il remporte, deux ans plus tard, à Roland Garos, lorsqu’il triomphe à l’Open de France en 1989. Il est le premier américain homme, depuis 1955, et le plus jeune à remporter un titre du Grand Chelem. Il n’a que 17 ans et trois mois et son nom s’inscrit déjà en lettres majuscules à côté de ceux de Boris Becker, Mats Wilander et Bjôrn Borg.

Pendant les années 91 et 92, il figure parmi les cinq meilleurs joueurs du classement mondiale, grâce à ses victoires dans le « Newsweek Champions Cup », le Championnat International Lipton, le Championnat Volvo à San Francisco et une place en demi finale de l’US Open. Il contribue également à la victoire des USA dans la coup Davis en 1991 avec une victoire en demi-finale sur l’Autrichien Hirst Skoll et une victoire palpitante en cinq sets en finale contre l’Australien Darren C. Cahill, lorsqu’il remonte le score pour remporte le match.

Pourtant, malgré son expérience et ses titres, dont la plupart des sportifs ne font que rêver, Michael dit qu’une réévaluation, au milieu de la saison 1992, lui a été nécessaire pour revoir ses priorités.

Cette année-là, après avoir été éliminé au troisième tour de l’Open de France et au premier tour à Wimbledon, Michael s’est entretenu avec ses parents, Betty et Jo, et avec son frère, Carl, qui est aussi son entraîneur, pour analyser la situation et pour comprendre pourquoi il avait bien joué auparavant et ce qu’il pouvait amélioré maintenant pour, comme il dit, « non seulement participer à d’autres tournois mais pour obtenir de bons résultats.

Ce qui m’a frappé, c’est l’importance d’une équipe. En tournée, ce sont mes parents et mon frère qui forment mon équipe ». « Ma préparation physique n’avait pas changé mais lors des tournois précédents, nous éprouvions ensemble une grande force, de l’unité et un profond sentiment de paix.

C’est cela qu’il nous fallait retrouver. A San Francisco, Carl et moi, nous avons assisté, avec certains de ses amis, à des moments de culte, de lecture biblique et de prière. A Indian Wells, nous avons prié ensemble en famille avant que je rentre sur le court. Au tournoi Lipton, nous nous sommes retrouvés le soir avec d’autres pour des moments de culte et de prière », rappelle Michael.

« Ensemble en tant qu’équipe, nous avons pris la décision de glorifier Dieu, de nous concentrer sur Lui, de la prier, de le remercier et d’apprendre de Lui.

C’est avec ce désir et dans cette attitude que nous sommes allés à l’US Open. Et même si je n’ai pas gagné, nous avons eu le sentiment que ce fut une réussite et que la volonté de Dieu s’était accomplie ». Tous, nous sommes reconnaissants à Dieu pour cette leçon qu’Il nous a donnée. Nous avons appris qu’il est bien difficile de tout gérer seul, qu’il s’agisse d’un tournoi de tennis ou d’un autre défi. Peu importe d’ailleurs que le défi soit grand ou petit, nous avons tous besoin du soutien d’une équipe.

Parfois, quand je suis en tournée, je n’ai pas mon équipe à mes côtés et c’est dur de n’avoir personne avec qui partager, personne qui me comprenne. Mais dans ces cas-là Dieu, qui est toujours avec moi, me donne la force de tenir bon ».

(Romains 5.3-5) Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.