Interview de Paul Ohlott

Bonjour Paul Ohlott,

Vous êtes la bonne surprise de cet événement par votre présence à «Corse, Jésus t’Aime» ; Nous vous remercions d’accepter cet entretien qui sera diffusé sur le site de notre Eglise, ainsi qu’à l’émission radiophonique « Regard évangélique » sur RCF.

Pour toutes les personnes qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Pasteur à Toulouse, d’une Eglise qui s’appelle Centre Chrétien Carmel et à côté de ça je suis aussi journaliste. J’ai commencé d’ailleurs comme journaliste à vocation de développer les médias chrétiens. Je me suis concentré sur le développement des médias chrétiens. Je sers le Seigneur dans les médias, à la télévision, à la radio, sur internet, mais aussi en tant que Pasteur à Toulouse.

Vous évoquez justement que vous êtes journaliste, pouvez-vous nous parler d’Actu Chrétienne ? Quel est son but et comment l’idée vous est-elle venue ?

Actu chrétienne est un site que j’ai mis en place pour remuer un peu les Eglises, pour aborder des sujets dont on ne parle pas beaucoup dans les Eglises, pour dévoiler certaines choses, pour confronter certaines choses. C’est un média qui ne laisse personne indifférent, soit on aime, soit on déteste, parce c’est un média où justement on aborde tous les sujets ; je ne veux pas qu’il y ait de tabous. On aborde tout ce qui peut déranger les systèmes religieux. Je fais sur Actu Chrétienne ce que Jésus faisait à l’époque. Jésus dérangeait partout où il passait, Il n’avait pas la langue de bois, Il disait des vérités qui dérangeaient et c’est ce que j’essaye de faire et je crois que ça contribue à changer la mentalité des chrétiens, ça contribue à changer la mentalité des Eglises aussi, en tous les cas c’est son objectif ; ça plait ou ça ne plait pas, mais ça ne laisse personne indifférent. Le but d’un média c’est de ne pas laisser les gens indifférents.

Quel  est votre parcours ? Il n’y a pas longtemps,  vous avez été consacré Pasteur pouvez-nous dire quelques mots de votre ministère pastoral ?

Ma consécration est récente, c’était au mois de septembre 2015, mais j’étais en poste de responsable depuis cinq ans. La consécration est venue récemment. L’Eglise qu’on a fondée à Toulouse a été fondée il y a cinq ans, et cela fait cinq ans que je travaille comme Pasteur.

Quels sentiments avez-vous eus sur la Corse, sur l’Eglise BETH-EL durant ce week–end  passé avec nous ? Ainsi que sur « Corse Jésus t’aime » que nous avons vécu ensemble ?

J’ai été très agréablement surpris par l’accueil et par la chaleur qu’on retrouve ici. On a vécu trois jours formidables. Les gens sont très sympas, les Corses ont une mauvaise réputation, mais les Corses sont vraiment sympas, encore un tabou à briser.

Concernant l’Eglise et l’évènement, je crois que l’Eglise en Corse a un vrai défi de se libérer de certaines peurs. J’ai eu un peu cette impression que peut être les chrétiens ont peur d’afficher et d’affirmer clairement leur position, leur foi, alors je pense qu’avec un peu plus d’audace, l’île peu vraiment être secouée. Je crois en tous cas que Dieu désire un réveil dans cette île et ça va passer par une Eglise qui va oser encore un peu plus, oser se libérer. Je sens une grande soif, j’ai vu des chrétiens de tous âges, des jeunes comme des plus âgés qui ont soif de ce changement, qui ont soif de ce réveil. Je crois que si cette soif est nourrie et encouragée par les Pasteurs, ça va provoquer quelque chose que vous ne connaissez pas encore en Corse, mais qui va venir sur cette île. Moi je le crois vraiment, je prie pour ça maintenant que je connais l’Eglise de Corse et j’ai vraiment à cœur, comme un bon fardeau sur le cœur de prier pour cette île. Je crois qu’il va y avoir des changements, mais ça passe vraiment par de l’audace. Soyez audacieux, n’ayez pas peur, n’ayez pas de craintes liées à la culture, liées au contexte de l’île. Moi je crois au contraire qu’il faut affirmer la fierté d’appartenir à Jésus-Christ et oser des choses nouvelles dans cette île et je pense que si c’est le cas, dans les années qui viennent l’Eglise va connaitre une véritable croissance.

Pour terminer cet entretien, pouvez-vous nous donner un message pour la Corse et pour notre Eglise ? Quel est votre sentiment au niveau de cet évènement ?

On a vécu ce week-end pas mal de guérisons. Il y a eu beaucoup d’hommes et de femmes qui ont vécu vraiment des miracles du Seigneur. Mais pour moi je pense que ce sont juste les prémices  de ce que Dieu veut faire, et si l’Eglise se lève vraiment, et si il y a une nouvelle génération, (je sens vraiment que l’Eglise doit susciter une nouvelle génération et ne pas rester sur des acquis depuis dix, quinze, vingt ans), et si l’Eglise encourage les jeunes, encourage cette nouvelle génération je crois qu’il va y avoir une explosion de miracles et de guérisons et j’espère qu’on le vivra avec vous. Les Corses ont besoin de voir quelque chose d’étonnant et de surprenant pour se laisser toucher par cet Evangile. Je pense effectivement qu’il y a une culture chrétienne, culture notamment fortement catholique dans cette île, mais au-delà de cette culture chrétienne,  il y a une puissance de vie que les Corses doivent expérimenter et cette puissance de vie va se faire au travers d’une Eglise qui va encourager la jeunesse, la nouvelle génération à se lever. Je vois des jeunes enthousiastes notamment dans cette Eglise et si l’Eglise les encourage, les amène à nourrir leur créativité à oser faire des choses nouvelles, je pense que d’ici quelques années il peut se produire quelque chose de très fort. Et la salle qui a été louée aujourd’hui, le C.A.T, sera trop petite et j’espère que dans quelques années on fera le même évènement soit en plein air, soit dans une autre salle plus grande. C’est mon objectif avec vous, j’attends de voir ce que l’Eglise va faire, mais encouragez les Pasteurs à être courageux, encouragez les Eglises à se lever, encouragez les jeunes  à faire des choses nouvelles et à casser les codes habituels, les traditions et peut être ce qui a été fait depuis quinze, vingt ans, osez faire une œuvre nouvelle. Vous avez une belle jeunesse dans cette île je pense qu’il y a un vrai défi, donc allez-y ! En tous cas nous on n’est pas loin, on est vraiment avec vous, j’aime vraiment la Corse. J’ai parlé avec certains Pasteurs, notamment avec le Pasteur Douglas, je veux vraiment l’encourager, à oser faire des choses nouvelles à ne pas avoir peur, quitte à ce que peut-être même certains systèmes religieux ne soient pas contents, mais ça ce n’est pas gênant, il faut déranger.  Dérangez les Corses, dérangez l’île, secouez tout ce qui doit être secoué. Jésus l’a fait il y a deux mille ans. Les Corses ne sont pas plus durs que les Juifs de l’époque, ne sont pas plus durs même que les Gaulois que nous pouvons être. N’ayez pas peur de la dureté des cœurs, allez-y, il y a tout ce qu’il faut, il y a la puissance de l’Evangile qui va vous accompagner.

Remerciements à Paul Ohlott.

Françoise P et Nadine B