Chemin faisant quelque chose d’inattendu arriva. Sur un chemin étroit, voilà qu’un être étrange surgit, une épée à la main, barrant le passage. «Mon Dieu! Que faire?» pensa l’ânesse. C’était un ange qui se tenait là. Après une rapide réflexion (oui, les ânesses réfléchissent!) l’ânesse se dit: «Pourquoi me soucier. Mon maître est un grand prophète et comme il s’agit de choses spirituelles il sait ce qu’il convient de faire». L’ânesse tourna à droite pour éviter l’ange. A cet instant, «boom», coup de pied du maître pour la ramener sur le chemin. L’ânesse tourna à gauche mais, à nouveau, coup de pied du maitre pour la ramener sur le chemin. L’ânesse s’arrêta car l’ange était maintenant tout proche et elle ne comprenait pas encore la volonté de son maître : ce fut un coup de cravache pour avancer, cri, coup de pied, coup de cravache encore. Que se passe t-il? l’ange devient menaçant. L’ânesse souffre et ne comprend toujours pas ce que veut son maître. Pourtant, n’est-ce pas un homme de Dieu ?, ne voit- il pas l’ange ? Alors elle s’affaissa sous son maître, sans rien comprendre. Comme tout bon chrétien qui se trouve sous le fardeau de la souffrance, de l’injustice et de l’incompréhension (Pensons au peuple d’Haïti), L’ANESSE PRIA DIEU. Et Dieu lui accorda alors, pour quelques instants, le pouvoir de parler le langage des hommes (Dieu nous donne bien, parfois, le langage des anges aux hommes).
Tandis que le prophète persistait une nouvelle fois à la frapper, «Alors, l'Eternel fit parler l'ânesse, qui dit à son maître (Balaam): « Que t'ai–je fait, que tu m'aies déjà battue trois fois? Et Balaam de répondre: Parce que tu t'es moquée de moi; plût à Dieu que je n'eusse pas une épée en ma main, car je t’aurais tuée sur–le–champ. Et l'ânesse dit à Balaam: Ne suis je pas ton ânesse, sur laquelle tu es monté, depuis que je t’appartiens jusqu'à ce jour ? Suis– je accoutumée de me comporter ainsi? Et il répondit: Non.» Alors l’Eternel ouvrit les yeux de Balaam. Il vit l’Ange de l’Eternel qui se tenait sur le chemin, et qui avait en main son épée nue; alors il s’inclina et se prosterna sur son visage.(Nom.22.28-31)
Chers amis lecteurs, la véritable spiritualité ne se mesure ni sur le titre que nous avons, même s’il nous vient tout droit de Dieu, ni sur notre connaissance des mystères de Dieu ni encore de notre expérience de chrétien, Cette chose est bel et bien de Dieu car c’est Lui qui nous la donne. Cependant, elle ne sera vraiment efficace que dans la mesure où nous l’utilisons conformément à son véritable usage et à sa valeur, celle que Dieu attend de chacun d’entre nous: l’OBEISSANCE. L’ânesse, elle, avait pour conduite de vie l’obéissance à son maître. (Si l’ânesse l’a fait, nous le pouvons aussi)
Epilogue: Il paraît que si nous arrivions à faire la généalogie de cette ânesse nous trouverions parmi ses descendants un certain âne au sujet duquel est écrit: « Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.» (Mat.21.5) DWS
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